Au commencement
Les origines de Saint-Rambert-en-Bugey remontent au Vème siècle avec la fondation d'un monastère par Saint Domitien sur les bords du Brévon, affluent de l'Albarine. Au VIIème siècle, Ragnebert, pieux chevalier franc, fût assassiné sur les ordres d'Ebroïn, maire du Palais, sur le chemin de l'Abbaye. Des prodiges se multiplièrent sur le tombeau de Ragnebert qui devint un lieu de pèlerinage. Un bourg se constitua peu à peu sous la protection de l'Abbaye et prît le nom du martyr.
"Les reliques de Saint Domitien et de Saint Rambert sont aujourd'hui
conservées à l'église Saint Antoine à Saint-Rambert."
La ville, porte d'entrée du Bugey et Savoyarde jusqu'en 1601, fût longtemps au cœur des conflits entre la Savoie et le Dauphiné. C'est pourquoi, afin d'assurer sa sécurité, l'Abbaye, particulièrement riche et puissante, fît bâtir au XIème siècle la forteresse de Cornillon. En 1601, le traité de Lyon rattache la ville à la France. Durant tout l'ancien régime, l'industrie textile prédominera dans la vie économique de la cité avec une importante corporation de tisserands et de marchands de toiles. A la révolution, la terreur imposant la déchristianisation, elle perd son nom et devient "Montferme". La ville retrouvera très vite son nom et deviendra en 1833 chef lieu de canton. Elle le restera jusqu'en 2015, jusqu'à la disparition administrative des cantons.
Au XIXème siècle, lors de la révolution industrielle, la ville connaît un essor nouveau avec la création des filatures de la SAF (société anonyme des Filatures de la schappe) dîte "a Schappe", en 1838.
"Qu'est ce que la schappe : la schappe est le produit obtenu après le travail des déchets de soie
auxquels le traitement habituel pour obtenir des fils de soie ne peut s'appliquer.
Par extension, ce mot désigne également les entreprises industrielles spécialisées dans sa production."
Afin de pourvoir aux besoins en mains d'œuvre de cette industrie, aussi bien féminine que masculine, Il y eu plusieurs vagues d'immigration successives venant pour une grande partie du nord de l'Italie et, aujourd'hui, nombre de rambertois ont des origines italiennes.
Cette industrie a perduré jusqu'à la fin des années 80 et la fermeture des usines en 1983 y mis un terme définitif. A présent, c'est l'espace intergénérationnel que l'on retrouve sur le site de l'ancienne usine dont il demeure, ultimes mais fiers vestiges, l'horloge et la cloche qui sonnait l'embauche des ouvriers.
"La bibliothèque de Saint-Rambert-en-Bugey est riche d'un fonds documentaire
et de nombreuses monographies sur l'histoire de la ville et du canton."
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